La « cherté » des placements financiers varie fortement au cours du temps du point de vue de l’investisseur à moyen ou long terme. Celui-ci ne peut raisonnablement pas espérer la même rentabilité dans la durée selon qu’il achète des actions sous-évaluées au printemps 2003, en pleine déprime des marchés, ou, symétriquement, qu’il investit à des cours plus de deux fois plus élevés à l’automne 2000 en pleine euphorie boursière. De même, mieux vaut éviter d’investir à moyen terme dans une devise extrêmement surévaluée, comme l’était le dollar en 2001 à seulement 0,83 $/€. Quand de telles situations extrêmes se présentent, il ne faut pas être devin pour pronostiquer qu’elles auront tôt ou tard des conséquences pour l’investisseur (voir par exemple, nos chroniques dans Enjeux-Les Echos depuis 5 ans) !
Mais il est difficile pour un investisseur d’identifier le moment où un actif surévalué va retrouver un niveau plus conforme aux « fondamentaux économiques ». Les forces qui modifient la cherté des marchés (irrationalité de certains investisseurs, modification réglementaire, déficits publics ou externes…) peuvent être assez durables et un actif « cher » devient souvent « très cher », avant que les marchés ne corrigent leurs excès. Et comme le dit le vieil adage du spéculateur : « les marchés peuvent rester irrationnels bien plus longtemps que nous ne sommes capables de rester solvables »...
L’investisseur qui oublie qu’un actif est surévalué s’expose inéluctablement à des désillusions, mais sans qu’on sache vraiment quand (voir nos documents de recherche).
Le processus d’investissement de DPA Invest repose ainsi sur ces deux constats fondamentaux :
Les rendements de long terme, à horizon d’une dizaine d’années, sont dictés par les fondamentaux économiques et dépendent fortement des cours d’achat. L’achat d’actifs sous-évalués se révèlera toujours favorable à l’investisseur à long terme.
Mais les performances à court terme des marchés sont malheureusement peu influencées par la cherté relative des différents actifs. La dynamique de court terme obéit à une logique très différente où interagissent des facteurs purement financiers (gestion de leurs positions par les investisseurs, flux de financement des entreprises et des Etats…), des facteurs liés à la psychologie (aversion pour le risque des investisseurs…) et des surprises portant sur l’environnement économico-politique.
Une bonne allocation d’actifs va réaliser une synthèse entre deux approches :
Une pure approche « stratégique » de long terme : quel serait mon portefeuille si je n’avais aucune idée sur les tendances des marchés à court terme et que j’investissais uniquement sur la base des rendements moyens attendus sur les 10 prochaines années ?
Une approche « tactique » : quelles sont les dynamiques de court terme à l’œuvre dans les marchés et que ferait un investisseur qui n’investirait que pour 3 mois ou un an ?
Ainsi, de façon systématique, en préalable à toute activité de conseil ou décision d’investissement, DPA Invest :
Evalue les rendements de long terme que peut espérer l’investisseur compte tenu des cours d’achat sur les différents types d’actifs. En sont alors extraites les « primes de risque », c’est à dire l’écart entre ce rendement attendu et celui d’un placement monétaire.
En déduit le portefeuille « stratégique » optimal pour l‘investisseur de long terme en fonction notamment de son aversion pour le risque. Il faut pour cela bien décrire les risques portant sur les différents actifs aux différents horizons. Cela suppose de tenir compte des forces de rappel qui ramènent, plus ou moins rapidement, la valorisation des différents actifs vers des niveaux d’équilibre. Ainsi, un krach boursier sera généralement suivi dans la durée d’un rebond si les actions n’étaient pas surévaluées initialement. DPA Invest a développé des outils particulièrement performants de description des risques et de recherche des portefeuilles stratégiques optimaux.
Analyse la tendance de court terme des différents marchés.
Au final, l’allocation d’actifs conseillée (par exemple dans LFP Allocation) ou investie (DPA gestion Privée) part d’une « allocation stratégique » explicite optimisée pour l’investisseur de long terme, qu’on complète de façon transparente par des ajustements tactiques. Le poids relatif accordé aux préoccupations de long terme et à celles de court terme peut bien sûr être adapté aux besoins spécifiques de l’investisseur concerné (horizon de placement, aversion pour le risque).